Archives pour la catégorie Mes Scimitars

Problème moteur

Depuis quelques temps Golden Scimitar roule un peu plus régulièrement.
Sans que sa tension soit définitive, la capote permet d’affronter la pluie et donc d’augmenter le rayon d’action.

L’automne s’annonce clément, je me rends donc de plus en plus souvent au travail avec la Scimitar.

Malheureusement, hier sur le chemin du retour, une fumée épaisse et nauséabonde s’est mise à sortir du capot et du soubassement de la voiture. Je me suis aussitôt arrêté et ai rangé la voiture à l’abri de la circulation. Capot moteur levé, je m’aperçois que la fumée provient de la région du turbo. L’odeur ne trompe pas, c’est de l’huile qui brûle. Le fonctionnement du moteur ne semble pas perturbé outre mesure, pas de température élevée…

Le reste du trajet se fera donc sur plateau pour plus de sécurité.

Aujourd’hui, j’ai redémarré le moteur sans soucis, de l’huile semble être pulvérisée à proximité ou depuis le turbo et s’évapore aussitôt compte tenu de la chaleur de l’endroit.

Pas évident de savoir d’où provient exactement la fuite. Il ne semble pas y avoir de fumée du côté de l’échappement ce qui exclurait une défaillance du turbo. Il reste la piste de l’alimentation en huile des rotors. Une durit aviation est visible et ne semble pas impliquée, possible qu’il y en ait une autre cachée sous le turbo ou entre le turbo et le bloc moteur.

Bref, je ne sais pas trop comment diagnostiquer cette fuite.

Circuit d’alimentation

Outre-Manche, les Scimitar ont la réputation de s’embraser facilement.
Cette réputation n’est pas surfaite et tient plus à la mauvaise qualité des durits de carburant employées qu’à la carrosserie en plastique. Les 1800ti sont particulièrement touchées avec leur pompe à essence à très haut débit et les très hautes températures générées par le turbo.
Le résultat d’une rupture de canalisation dans la baie moteur peut être désastreux.

Après avoir vu cette image, j’ai décidé qu’il était temps de remplacer l’intégralité du circuit d’alimentation.
Au moment de monter la voiture sur son plateau pour plus d’accessibilité, je m’aperçois qu’elle perd un liquide moteur en route. C’est de l’essence, dès que la pression monte dans le circuit, la voiture perd du carburant en grande quantité. Il était temps de s’y mettre.

L’essence coule à grosses gouttes derrière la boite de vitesse.

Le carburant provient de la durite d’alimentation

En regardant de plus près, le tuyau est criblé de trou. La trame tissée est même visible par endroit.

A droite, les tuyaux aller et retour retirés de la voiture. Beaucoup de colliers et de jonction.
A gauche, les tuyaux de remplacement blindés en inox et en un seul tronçon.
La pompe d’alimentation Bosch est en bon état et présente bien après un petit nettoyage.
Le filtre est le modèle monté sur ma Ford Cougar V6, il s’adapte très bien.
Pour une raison inconnue, un des cables de la pompe a été sectionné puis réparé.

Je préfère réaliser une réparation plus propre.
Le départ de l’alimentation depuis la pompe.

L’arrivée du retour au niveau du réservoir. 

Passage des deux canalisations à l’intérieur du chassis poutre.

Les canalisations souples côté moteur sont aussi remplacées.

Le filtre en position.

Mise en place de l’arceau

L’arceau est arrivé, le montage est assez simple. La seule difficulté provient de la voiture elle-même. Elle a visiblement reçu un choc du côté droit qui a provoqué le bris de la portière. Ce choc a du aussi faire travailler le chassis, il m’a fallu tirer fort sur l’arceau pour le mettre en place.

L’arceau est fourni avec sa boulonnerie et ces pièces nécessaires à la fixation de l’arceau sur les supports de la capote.

La pièce intermédiaire en place côté droit.

Les entretoises se placent dans l’alignement des trous du chassis.

Ce décalage du côté droit est certainement du à un choc.

Le choc est confirmé par cette cassure de la portière droite.

Détail des fixations côté gauche…

… et côté droit.

L’arceau est définitivement en place.

Montage de la capote

La nouvelle capote traîne dans le garage depuis presque un an.
Maintenant que l’armature est installée, il n’y a plus qu’à la mettre en place.
La difficulté réside dans la tension de la toile. Il faut qu’elle soit suffisante pour assurer l’étanchéité notamment au niveau des vitres latérales pas trop importante pour ne pas forcer sur le mécanisme.

Mise en place de l’armature interne à l’arrière de la capote.

Une fois les boutons pression en place sur la nouvelle capote, il ne reste qu’à tendre la toile vers l’avant.

Golden Scimitar retrouve enfin un pavillon en bon état.

Armature de capote

L’armature de la capote était fortement corrodée, pas question de la remonter telle quelle.
Une démonté, l’ensemble des pièces a été sablé, couvert d’un appret époxy, peint en noir et recouvert d’un vernis satiné. Le résultat est plutôt sympa. Il n’y a plus qu’à remonter le tout.
L’armature en pièces détachées

A l’origine, l’armature est assemblée par des rivets qu’il a fallu détruire pour le démontage. Pour le remontage, j’ai choisi de la visserie inox.

En attendant l’arceau de sécurité

Le club britannique de la marque (RSSOC : Reliant Scimitar and Sabre Owners Club) a lancé la fabrication d’arceau de sécurité pour la SS1. Compte tenu de la structure de l’ensemble j’ai choisi d’en commander un pour une meilleure sécurité.
Par chance, le véhicule possède déjà les trous nécessaires. Les écrous de fixation sont déjà soudés au chassis. Il ne reste plus qu’à rechercher les emplacements avec une épingle avant de découper la moquette et l’insonorisant.

Rétroviseurs et bouchon d’essence

Un petit peu de peinture sur les rétroviseurs. Il sont d’origine Ford Capri III. J’ai retiré l’habillage plastique qui avait très mal vieillis. A l’arrivée, les rétros ont meilleure allure. La peinture est trop brillante, je prévois d’appliquer un vernis satiné.

Même traitement pour le bouchon d’essence et sa goulotte qui avaient vraiment triste allure.

Portières et garnitures

Afin de déposer les rétroviseurs extérieurs qui méritent une réfection, je démonte les garnitures de portières.

Celles-ci sont fixées à l’aide de vis (en filetage Whitworth…). Les écrous prisonniers sont fixés sur un plaquette popée sur la portière en matière plastique.

Ici aussi, la rouille a fait son œuvre et la moitié des vis cassent avant même de tourner. Il va falloir trouver une autre solution pour le remontage.

Le système d’origine de fixation de la garniture de portière. Sous cet angle, on comprend pourquoi la vis a cédé.

En remplacement, je trouve de petites chevilles en silicone. Agrémentées de vis m5 en inox et de cache-vis elles assureront une fixation efficace et élégante

La cheville, la vis et le cache-vis
La portière gauche dépourvue de sa garniture.

Le nouveau système de fixation.

Un coup d’œil sur la charnière côté gauche.

Echappement

L’échappement est réduit à un simple pot arrière de marque Devil. Cet accessoire n’est évidemment pas d’origine mais s’intègre bien sur la Scimitar et lui procure un son particulièrement agréable.

Le pot Devil, simple mais efficace, assure une sonorité très ‘racing’

Malheureusement et une fois encore, le montage laisse à désirer. Les colliers n’assurent aucune étanchéité aux raccords et génèrent des pétarades facultatives. La patte bricolée pour la fixation du pot (en fait une simple tige filetée ouvragée avec style) ne me plaît pas non plus.

La patte de fixation en tige filetée.

En attendant mieux, je me contente de remplacer les colliers d’échappement en cherchant à obtenir un ensemble étanche et de remplacer la patte de fixation du pot.

La nouvelle patte.